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#oneday

Un jour, payer sera sans risque

13/01/2020

L'essentiel

Peur du piratage ou de perdre ses données, si payer n'a jamais été aussi simple qu'aujourd'hui, de nombreuses craintes subsistent légitimement encore. Pourtant législation et technologie évoluent toujours plus.

Comment réduire la dimension irritante du paiement sans pour autant sacrifier la sécurité ? Depuis de nombreuses années, commerçants mais aussi banques et organismes de sécurité sont contraints à résoudre ce dilemme, d’autant plus fort avec l’entrée en vigueur de la DSP2. Et si le salut venait de la technologie ?

Au doigt et à l’œil !

Valider son paiement grâce à sa rétine ou à l’empreinte de son pouce, voilà bien un geste qui devrait continuer à se répandre un peu partout, aussi bien en ligne qu’en magasin. Sûre et pratique, la technologie est d’ailleurs déployée depuis quelques mois déjà via l’appli WELL.COM, dans une dizaine de magasins Auchan en Roumanie. Mais d’autres moyens pourraient demain venir encore compléter les dispositifs de paiement.

DSP2 : Le grand changement.

DSP2

En durcissant les exigences en matière d’authentification sur les sites e-commerce, la deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2) a poussé l’ensemble des acteurs à repenser leurs dispositifs de paiement sécurisé.

Une contrainte au niveau de l’expérience client diront certains, mais une contrainte partagée par tous qui place donc tous les commerçants sur un pied d’égalité.

Mais l’IA pourra bien changer la donne…

Un temps d’avance.

Vous vous rappelez peut-être ce film de Steven Spielberg, Minority Report, où les forces de police étaient capables d’appréhender un criminel… avant que ce dernier ne soit passé à l’acte. Ce qui pouvait s’apparenter à de la pure science-fiction est aujourd’hui une réalité. L’entreprise chinoise Cloud Walk Technologie utilise ainsi la reconnaissance faciale pour prédire si un individu risque ou non de commettre un crime simplement en détectant un comportement suspect ou inhabituel. C’est exactement ce qui est appliqué au paiement sécurisé.

UBA = User Behaviour Analytics

Analytics

Cette branche de la cyber sécurité basée sur l’IA est capable d’étudier le comportement d’un utilisateur et d’y déceler très vite la moindre anomalie.

C’est le cas par exemple si le mot de passe est tapé moins vite que d’habitude, du fait d’une trop grande hésitation ou encore si un important volume de données sort du réseau en dehors des horaires habituels.

Autant d’actions qui pourraient révéler le vol d’identifiants ou de data. Mais le combat ne fait que commencer…

IA contre IA.

L’opérateur ORANGE chargé de la cyber-sécurité de dizaines d’entreprises en France et dans le monde collecte ainsi chaque jour 27 milliards d’événements informatiques dont 2 000 attaques informatiques potentielles par mois. Si l’IA permet de les détecter et de les intercepter, les experts savent très bien aussi que l’IA peut parfois être trompée grâce à une autre IA et laisser ainsi se diffuser par exemple un virus malveillant. On a sans doute pas fini de jouer aux gendarmes et aux voleurs à grands coups de technologie.